La vie religieuse

Nos offices / Nos chants

Nos offices de Shabbat

Les offices célébrés à Maayane Or respectent la trame des offices habituellement célébrés dans une synagogue traditionnelle. L’hébreu est la langue des prières. Nos sidourim bénéficient d’une traduction en français et pour la plupart des prières d’une translitération phonétique-hébreu.

Office du vendredi soir kabbalat shabbat : il se tient habituellement à 18h30 en hiver, 19h en été. Durant cette période sanitaire, il commence à 18h, en raison du couvre feu.

L’office du vendredi soir, comme tous les offices, est chanté avec ferveur. une dracha est prononcée par notre rabbin David Touboul. 

Cet office est toujours suivi d’un kiddouch puis d’un repas shabbatique.

Déroulement du vendredi soir
Si l’horaire le permet, notre office commence généralement par l’allumage des bougies de Chabbat

Puis nous entonnons le Yedid Nefesh 

De grands maîtres de la cabale de Safed, au XVIe s., ont ajouté au rituel du vendredi soir l’accueil du Chabbat comme une fiancée attendue. Depuis, dans l’ensemble des communautés de par le monde, des chants particuliers célèbrent ce prélude : hymnes de Chabbat, chant de l’âme, psaumes de David et le fameux Lekha dodi  qui en constitue l’apogée, au cours duquel l’assemblée se lève et se tourne vers la porte d’entrée pour accueillir la fiancée du Chabbat. Cette section de l’office, comme toutes les autres, est ponctuée par la prière du kaddich (sanctification du Nom divin), profession de foi du judaïsme.

Lekha dodi

 Mizmor le David

Chemâ et ses bénédictions.
Cette section commence par une invitation formelle à la prière Barekhou, p. 30) destinée à former la communion entre les fidèles. Elle requiert la présence d’un minyan (au moins dix fidèles adultes). Ensuite, sont récitées les deux bénédictions qui introduisent la récitation du Chemâ et définissent le lien de l’homme à Dieu, célébrant Son action en tant que Créateur du monde et en tant que guide spirituel et moral qui a noué une alliance sainte avec le peuple juif. Le Chemâ Israël exprime l’allégeance à l’essence de la foi d’Israël : le monothéisme éthique. Le premier paragraphe, tiré de Deutéronome (6 : 4-9), enjoint à l’amour de Dieu qui se traduit par la vigilance, le dévouement constant à nos devoirs religieux et moraux, et la transmission de ces précieuses valeurs à nos enfants. Le deuxième paragraphe (Deutéronome 11 : 13-21) évoque les termes de l’alliance biblique par laquelle le peuple juif accepte de lier son destin au respect de ces règles de sainteté et à la réalisation des commandements divins. Le troisième paragraphe (Nombres 15:37-47) rappelle l’exode d’Égypte et la fonction mémorielle des tsitsit (les franges aux quatre coins du talith), symbolisant le devoir d’accomplir tous les commandements. Deux bénédictions suivent encore le Chemâ. La première porte sur l’espérance de rédemption et la seconde sur l’espoir de voir la paix universelle s’étendre depuis Jérusalem.

La âmida.
La âmida est le terme talmudique pour désigner « la prière ». Le sens de la responsabilité requis dans le rapport à Dieu se traduit par le fait que l’on doive réciter sa prière en position debout, ce qui est le sens littéral du mot « âmida ». C’est le moment de l’office ou chaque fidèle se présente devant le Maître du monde, s’adresse directement à Lui, exprimant les aspirations fondamentales du peuple juif jusqu’aux requêtes les plus intimes. C’est pourquoi la concentration et la ferveur sont particulièrement requises. Elle se compose de trois bénédictions initiales, du corps de la prière (une seule et longue bénédiction, le Chabbat, et non treize, comme en semaine) et de trois bénédictions finales. Ce caractère à la fois personnel et communautaire fait que dans un premier temps, chacun murmure la prière individuellement, et qu’ensuite l’officiant reprend le condensé de la prière à voix haute, au nom de toute l’assemblée.

La dracha.
L’étude de la Tora est le commandement fondamental de la vie religieuse. Dans notre communauté, une dracha (homélie, enseignement) est l’occasion de réfléchir, à partir d’un regatrd traditionnel, sur des questions diverses concernant al vie morale et smirituelle. Elle est  généralement prodiguée après la âmida, le plus souvent, par l’officiant, mais pas exclusivement. Cet enseignement porte souvent sur le sens de la paracha de la semaine (péricope lue rituellement le samedi matin. C’est aussi l’occasion de réfléchir, à partir d’un regard traditionnel, sur des questions diverses concernant la vie morale et spirituelle.

Le final.
La dracha est ponctuée par un kaddich spécial, en l’honneur des Sages de la Tora, suivi généralement de la récitation de la prière Alénou qui exprime l’espoir de l’harmonie universelle, l’unité du genre humain autour du culte du Dieu unique et universel. L’officiant peut alors rappeler le nom de personnes disparues dans l’année Les endeuillés sont conviés à s’approcher de la tébah pour réciter ensemble le kaddich à leur mémoire. Nous concluons en chantant l’hymne du Yigdal inspiré de Maïmonide, rappelant les grands principes de la foi juive. Après les diverses annonces des célébrations et activités prochaines de la communauté, l’assemblée s’achemine vers la table dressée du kiddouch et du motsi (la sanctification du Chabbat), en buvant tous ensemble une petite coupe de vin ou de jus de raisin et partageant la hala (pain du shabbat) Après quoi, la coutume est de se souhaiter les uns les autres un « Chabbat chalom » (Chabbat de paix) !

שבת שלום ! Ce kiddouch suivi d’un apéritif, est quelquefois offert par un fidèle pour célébrer un évènement heureux ou une commémoration. Un repas shabbatique et festif est servi pour ceux qui s’y sont inscrits.  

Les offices constituent dans le judaïsme un moment privilégié au cours duquel chaque individu renoue spirituellement avec la collectivité, de sorte que toute la communauté se ressource à la mémoire vivante d’Israël, renoue l’alliance sacrée avec Dieu, et reconstitue le tissu social autour de cette vocation morale et éducative.

Birkot ha-chahar

La première partie de l’office qui est identique tous les jours, consiste en une récitation des birkot ha-chahar (bénédictions matinales). Celles-ci expriment, à travers l’expérience du renouveau matinal, la reconnaissance envers Dieu, qui renouvelle sans cesse l’œuvre de la Création et redonne vie au monde tout entier. Cette section de l’office, comme toutes les autres, est ponctuée par la prière du kaddich (sanctification du Nom divin), profession de foi du judaïsme. Il est en effet d’usage pour ceux qui doivent rappeler la mémoire d’un membre décédé de leur famille proche, d’en réciter le texte au devant de toute la communauté, tandis que celle-ci répond à l’unisson « amen » aux diverses strophes.

Pessouké de-zimra.
Les pessouké de-zimra sont des versets récités à partir des Psaumes bibliques, pour la plupart attribués au roi David. Ce préliminaire inscrit la prière dans la mémoire ancestrale et permet de renouer avec les aspirations profondes du peuple juif. Dans notre synagogue, on privilégie le chant pour associer davantage le public à la prière.

Le Chemâ et ses bénédictions.
Cette section commence par une invitation formelle à la prière Barekhou destinée à former la communion entre les fidèles. Elle requiert la présence d’un minyane (au moins dix fidèles adultes). Ensuite, sont récitées les deux bénédictions qui introduisent la récitation du Chemâ et définissent le lien de l’homme à Dieu, célébrant Son action en tant que Créateur du monde et en tant que Guide spirituel qui a noué une alliance sainte avec le peuple juif. Le Chemâ Israël « Écoute Israël ! », exprime l’allégeance à l’essence de la foi d’Israël : le monothéisme éthique. C’est une injonction à l’amour de Dieu qui se traduit par la vigilance, le dévouement constant à nos devoirs religieux et moraux, et la transmission de ces précieuses valeurs à nos enfants. Une dernière bénédiction suit le Chemâ et porte sur l’espérance de la rédemption.

La âmida.
La âmida est le terme talmudique pour désigner « la prière ». Le sens de la responsabilité requis dans le rapport à Dieu se traduit par le fait que l’on doive réciter sa prière en position debout, ce qui est le sens littéral du mot « âmida ». C’est le moment de l’office ou chaque fidèle se présente devant le Maître du monde, s’adresse directement à Lui, exprimant les aspirations fondamentales du peuple juif jusqu’aux requêtes les plus intimes. Elle se compose de trois bénédictions initiales, du corps de la prière (une seule et longue bénédiction, le Chabbat, et non treize, comme en semaine) et de trois bénédictions finales. Ce caractère à la fois personnel et communautaire fait que dans un premier temps, chacun murmure la prière individuellement, et qu’ensuite l’officiant en reprend l’énoncé à voix haute, au nom de toute l’assemblée. Au cours de cette répétition, l’officiant invite la communauté à participer à la kedoucha la proclamation céleste et terrestre de la sainteté de Dieu, et l’aspiration à ce que la présence divine soit accueillie dans le monde tout entier. S’il y a un Cohen, il procède à la bénédiction des cohanim, sinon l’officiant prodigue cette bénédiction à l’ensemble du peuple d’Israël.

La lecture de la Tora et de la Haftara.
Cette partie de l’office s’articule en quatre temps : la sortie du rouleau de la Tora hors de l’Arche sainte et sa procession au sein de l’assemblée des fidèles, la lecture de la Tora, la lecture de la Haftara, la rentrée du rouleau de la Tora dans l’Arche sainte. La lecture de la Tora constitue le cœur de l’office du samedi matin. De semaine en semaine, un extrait (paracha ou sidra) de la Tora est lu, de sorte qu’au bout d’une année sa lecture est entièrement accomplie, pour être reprise à nouveau, dans un cycle perpétuel. La Tora est composée des cinq livres de la Bible attribués à Moïse (le Pentateuque), c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. La paracha de chaque semaine est elle-même divisée en sept parties ou aliyot (montées à la Tora) qui correspondent à des sessions auxquelles sont conviés des fidèles appelés à réciter les bénédictions de la et à suivre celle-ci au plus près dans le rouleau. Le texte est récité selon des règles très précises de cantilation par le baâl-koré (maître de lecture). Celui-ci est entouré du chomer (l’assistant et superviseur de la lecture) et du gabaï, chargé d’appeler et de bénir les fidèles qui montent à la Tora. Toute personne appelée à une aliya et qui sait lire elle-même un extrait de la Tora peut le faire. Dans notre synagogue les sept montées à la torah sont explicitées puis commentées par l’officiant. La dracha est prononcée le vendredi soir. La cérémonie de la bar/bat-mitsva consiste notamment en ce que l’enfant marque son passage à l’âge adulte, en accomplissant une lecture. Celui qui est appelé à la Tora communique au gabaï son prénom hébraïque ainsi que celui de son père et de sa mère (ex. : Itshak ben [fils de] Avraham ve-Sara). Il est d’usage qu’après la lecture de son passage, la personne appelée soit invitée par le gabaï à faire un don aux œuvres de la communauté (sans devoir en mentionner le montant), dont elle s’acquitte au courant de la semaine qui suit. Ce n’est pas un PV (!) mais simplement, la manière traditionnelle d’associer cette importante mitsva à celle de la générosité et de la solidarité envers la communauté. À l’issue des lectures, le gabaï appelle le magbia, chargé de lever le rouleau de la Tora, ainsi que le golèl chargé de rhabiller le rouleau de sa robe et de ses ornements. Après quoi, le dernier appelé à la Tora, le maftir lit avec cantilation le passage hebdomadaire extrait du livre des Prophètes, appelé haftara. Cette lecture est précédée et suivie de bénédictions particulières. Avant de ramener la Tora dans l’arche sainte, le rabbin appelle des fidèles à réciter les bénédictions collectives, pour la communauté, pour les personnes malades ou en danger, pour la France, pour l’État d’Israël, pour la paix en Israël et dans le monde.

La dracha.
L’étude de la Tora est le commandement fondamental de la vie religieuse. Dans notre communauté, une dracha (homélie, enseignement) est généralement prodiguée après la âmida, le plus souvent par notre rabbin, mais pas exclusivement. Lorsque l’on célèbre une bar/bat-mitsva, l’enseignement est fait par l’enfant après sa lecture dans la Tora. Cet enseignement porte le plus souvent sur le sens de la paracha de la semaine (péricope lue rituellement le samedi matin, extraite de la Tora). C’est aussi l’occasion de réfléchir, à partir d’un regard traditionnel, sur des questions diverses concernant la vie morale et spirituelle.

Le Moussaf.
Le Moussaf désigne la prière « complémentaire » du samedi matin. Il correspond au « supplément d’âme » qu’apporte le repos saint du Chabbat. À l’époque du Temple de Jérusalem, un sacrifice supplémentaire était offert à l’occasion du Chabbat, de la nouvelle lune ou lors des jours de fête. Cette prière y fait allusion. Dans notre communauté, elle est chantée collectivement dans la première partie, et individuellement dans la seconde.

Le final.
Dans la partie finale de l’office, nous chantons le Ein ke-elohénou un chant de louange à Dieu qui réjouit les âmes et comble l’homme de spiritualité. Suit alors la récitation de la prière Alénou qui exprime l’espoir de l’harmonie universelle, l’unité du genre humain autour du culte du Dieu unique et universel. Les endeuillés récitent ensuite le kaddich. En conclusion, nous chantons l’hymne du Adon ôlam (« Maître du monde »). Après les diverses annonces des célébrations et activités prochaines de la communauté, on s’achemine vers la table dressée du kiddouch (la sanctification du Chabbat)et du motsi en buvant tous ensemble une coupe de vin ou de jus de raisin et en partageant la hala après avoir récité la berakha. On se souhaite encore shabbat shalom. !

Ein-Kelohénou

Adon Olam

Ce kiddouch suivi d’un apéritif, est quelquefois offert par un fidèle pour célébrer un évènement heureux, une commémoration, ou une offrande à la mémoire d’un cher disparu … Un repas shabbatique et festif est servi pour ceux qui s’y sont inscrits. C’est un grand moment de convivialité et d’échange. On apprend à mieux se connaître les uns les autres et à nouer des liens. Les administrateurs présents sont à votre disposition pour répondre à vos questions ou à accueillir vos suggestions

Les fêtes à Maayane Or

Tout au long de l’année, rejoignez notre synagogue pour suivre le rythme des fêtes juives

Qu’il s’agisse de fêtes majeures et chômées (Roch Hachana, Yom Kippour, Pessah, Chavouot) et de fêtes dites « mineures » (Hanoukah, Pourim, Tou bichevat) ainsi que d’autres célébrations ou commémorations plus récentes (Yom HaShoah, Yom Haatsmaout…) Judaïca suit le rythme des fêtes juives qui ponctuent la vie de la communauté tout au long de l’année.

Roch Hachana (hébreu : ראש השנה לשנים, roch hachana lachanim, « commencement des années ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile du calendrier hébraïque. Appelée « jour de la sonnerie » ou « du souvenir de la sonnerie » dans la Bible (d’où le symbole de la corne de bélier ou chofar), elle est également considérée dans la tradition rabbinique comme le jour du jugement de l’humanité, inaugurant ainsi une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants à Yom Kippour.

Elle est fêtée les deux premiers jours du mois de tishri, en terre d’Israël comme en Diaspora. Ces jours ont lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie de la corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour inviter l’assemblée à la techouva, ancêtre hébraïque de l’examen de conscience des chrétiens, fait de repentir et surtout d’introspection. Une coutume plus tardive s’est développée dans de nombreuses communautés de consommer des mets « signes des temps » à cette occasion dans un but propitiatoire (Simana milta).

Yom Kippour (hébreu : יום הכיפורים Yom Hakippourim « le jour des propitiations »), également appelé le Jour du Grand Pardon, est une fête juive considérée comme la plus sainte de l’année juive.

Observé le dixième jour du mois de tishri, en terre d’Israël comme en diaspora, le jour représente la culmination d’une période pénitentielle de dix ou quarante jours selon qu’elle est inaugurée à Roch Hachana ou au mois d’eloul. Il a lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.

Outre un chômage et un jeûne complets, Yom Kippour est marqué par d’autres rites de mortification. Cinq offices de prière, de nombreuses compositions liturgiques, et autres coutumes dont le jeûne de la parole viennent renforcer l’atmosphère austère et solennelle du jour.

Souccot (hébreu : חַג הַסֻּכּוֹת Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel.

Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seuls les premiers jours (le premier en terre d’Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés.

Divers rites de commémoration de l’événement historique ou de propitiation pour obtenir l’abondance des pluies et des récoltes s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukkah (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales.

Sim’hat Torah (hébreu שמחת תורה « joie de la Torah »), est une fête juive, d’origine rabbinique, fêtée le 23 tishri (le 22 en terre d’Israël), au cours de la fête biblique de Chemini Atseret, et marque la fin du cycle annuel de lecture de la Torah.

Elle est célébrée à la synagogue par les fidèles qui défilent autour de la bima (estrade de lecture) en chantant et en dansant avec les rouleaux de la Torah.

Hanoucca (hébreu חג החנוכה Hag HaHanoucca, « Fête de l’Édification » ou « de l’Encénie ») est une fête juive d’institution rabbinique, commémorant la réinauguration de l’autel des offrandes dans le Second Temple de Jérusalem, lors de son retour au culte judaïque, trois ans après son interdiction par Antiochus IV des Séleucides.

Elle marque une importante victoire militaire des Maccabées et symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l’assimilation grecque.

Selon la tradition rabbinique, au cours de cette consécration se produit le miracle de la fiole d’huile, permettant aux prêtres du Temple de faire brûler pendant huit jours une quantité d’huile à peine suffisante pour une journée. C’est pourquoi Hanoucca est aussi appelée la Fête des Lumières.

Elle est célébrée à partir du 25 kislev (qui correspond, selon les années, aux mois de novembre ou décembre dans le calendrier grégorien) et dure huit jours, jusqu’au 2 ou 3 tevet (en fonction de la longueur de kislev, mois de 29 ou 30 jours).

Les pratiques et coutumes qui s’y rattachent sont liées au miracle de la fiole d’huile, en particulier l’allumage du chandelier à neuf branches de Hanoucca pendant les huit jours de la fête et la consommation de friandises à base d’huile d’olive (latkes, soufganiyot, etc.). On y joue aussi avec des toupies à quatre faces.

Tou BiChvat ou Hamicha assar bichvat (hébreu : ט »ו בִּשְׁבָט ou חֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט « le quinze du mois de shevat », « Tou » étant mis pour les lettres Tet et Vav, ט »ו, valant 9 + 6 = 15) est une fête juive d’institution rabbinique.
Désigné dans la Mishna comme « nouvel an des arbres » (hébreu : רֹאשׁ הַשָּׁנָה לָאִילָן roch hachana la’ilan), Tou Bichvat devient, sous l’impulsion des kabbalistes de Safed, une fête du renouveau de la Terre d’Israël. Le sionisme reprend cette image, subtilisant l’État à la Terre, et des laïcs en font une journée juive de l’écologie.
Le 15 shevat a lieu selon les années entre la mi-janvier et la mi-février du calendrier grégorien.


Pourim est une fête juive d’origine biblique et d’institution rabbinique, qui commémore les événements relatés dans le Livre d’Esther : la délivrance miraculeuse d’un massacre de grande ampleur, planifié à leur encontre par Haman l’Agaggite dans l’Empire perse sous le règne d’Assuérus (Xerxès Ier).

La fête est célébrée chaque année à la date du 14 adar (qui correspond, selon les années, au milieu des mois de février ou mars dans le calendrier grégorien).

Aux pratiques traditionnelles, consignées dans le Livre d’Esther et ordonnancées par les Sages de la Mishna, se sont ajoutées diverses coutumes, notamment culinaires, avec les hamantaschen ou deblas (en), ainsi que des manifestations joyeuses et carnavalesques, et l’usage de crécelles à l’évocation du nom de Haman

Pessa’h (hébreu פֶּסַח, Pessa’h, latin : Pascha « Pâque ») est l’une des trois fêtes de pèlerinage du judaïsme prescrites par la Bible hébraïque, au cours de laquelle on célèbre l’Exode hors d’Égypte et le début de la saison de la moisson de l’orge qui inaugure le cycle agricole annuel.

Elle commence le 14 nissan à la tombée de la nuit (qui correspond, selon les années, à la fin du mois de mars ou au mois d’avril dans le calendrier grégorien) et dure sept jours (huit en diaspora selon le judaïsme orthodoxe) dont seuls les premiers et les derniers sont totalement fériés. Elle inaugure en outre la période de l’omer au terme de laquelle est célébrée la fête de Chavouot.

Particulièrement riche en rites et coutumes, la fête se distinguait originellement par l’offrande pascale que les Juifs ne peuvent réaliser depuis la destruction du Temple (les Samaritains continuent à l’offrir sur le mont Garizim). L’obligation de manger des matzot (aliments azymes) et de bannir le hametz (aliments à base de pâte levée et/ou fermentée) tout au long de la fête demeure en application.

Cette fête puise ses origines dans le rite agricole des azymes et le rite nomade du sang de l’agneau répandu sur les piquets de la tente pour écarter les épidémies.

 

Chavouot, 50 jours après Pessah, commémore les moissons et le don de la Tora au Sinaï. Célébrée sept semaines après Pessah et placée sous le signe de l’étude, la fête de Chavouot est une des plus discrètes du calendrier juif. Les écrits nous apprennent qu’elle devra trouver sa place sept semaines précisément après Pessah, soit le temps nécessaire à la maturation du peuple juif errant dans le désert depuis sa sortie d’Égypte. Au bout du chemin, le Mont Sinaï et la concrétisation de la liberté, symbolisée par le don de la Tora à Moïse.
La coutume de consommer un repas de laitages puis de veiller pour étudier toute la soirée (et plus si affinités !) dans une synagogue décorée de fleurs et de feuillages, afin de commémorer cet événement vieux de 3300 ans, est uniquement empruntée à la tradition orale et ne repose donc sur aucun texte connu.
Sans la précision métronomique du décompte de l’Omer – ces cinquante jours égrenés minutieusement à partir du premier Seder et qui nous amènent tranquillement vers la saison chaude -, sans cette balise climatique et calendaire, qui évoque les premières moissons et renvoie aux offrandes des prémices apportées au temple de Jérusalem lorsque les trois pèlerinages (Souccot, Pessah, Chavouot) étaient encore d’actualité, Chavouot resterait une simple veillée d’étude, coincée entre la lecture des Dix Commandements et celle de la Meguila de Ruth : une nuit certes différente des autres mais sans la magie qui émane de celle de Pessah avec son cérémonial bien huilé.

Le neuvième jour du mois d’av (hébreu : תשעה באב tisha bè’av) est la date correspondant selon la tradition rabbinique au « jeûne du cinquième mois » évoqué dans le Livre de Zacharie. C’est le plus strict des quatre jeûnes d’institution prophétique.

Institué par les prophètes pour pleurer la chute du premier Temple de Jérusalem, il commémore ensuite une série de calamités nationales pour le peuple judéen puis juif, dont la destruction du second Temple de Jérusalem, les persécutions des Juifs lors des croisades, l’expulsion des Juifs d’Espagne et, plus récemment, l’extermination industrialisée des Juifs lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Jour le plus triste du calendrier hébraïque, le 9 Av est précédé par une période de trois semaines au cours desquelles viande, vin, musique et autres marques de réjouissance sont progressivement interdits. Il est principalement observé par un jeûne depuis le crépuscule à la sortie des étoiles le lendemain. Les Juifs y sont en outre soumis aux mêmes restrictions que Yom Kippour sur les parfums, le port de chaussures de cuir et les rapports conjugaux. Cependant, la solennité est absente du jour et il n’y règne que le deuil, ritualisé par la lecture sur un ton éteint, à même le sol, du Livre des Lamentations et des kinot (élégies) ainsi que, pour certains, du Livre de Job. Contrairement à Yom Kippour, le jeûne du 9 Av n’a pas préséance sur le chabbat, au cours duquel les manifestations publiques de deuil sont prohibées, et lorsque le 9 Av tombe un chabbat, comme en 2015, en 2016 et en 2018, le jeûne est observé le lendemain.

La tradition juive rappelle que le 9 Av est suivi, six jours plus tard, par Tou Beav qui était l’un des jours les plus joyeux de l’année juive à l’époque des Temples de Jérusalem. Elle enseigne aussi que le 9 Av deviendra un jour de fête après la venue du messie (Traité Berakhot du Talmud de Jérusalem 2,4).